Bienvenue sur le journal d’Anne Frank libre

Bienvenue sur le site du journal d’Anne Frank libre. Tout le collectif de bogueurs « Anne Frank Libre » vous souhaite une bonne lecture de son journal, et de découvrir un peu plus qui était cette Anne Frank qui a tant fait parlé d’elle ces 70 dernières années. Vous pouvez commencer la lecture de son journal ici.

Qui était Anne Frank ? – Préface du journal d’Anne Frank Libre

Anne Frank est principalement connue pour être une adolescente juive allemande qui s’est cachée en hollande dans une annexe secrète durant la seconde guerre mondiale pour échapper aux nazis. Durant cette période, elle a écrit son journal intime et c’est celui-ci que nous avons traduit dans notre blog.

Anne Frank : Sa vie en Allemagne

Anne Frank est née le 12 Juin 1929 à Francfort-sur-le-Main en Allemagne alors que l’Allemagne était sous le régime de la république de Weimar. Anne Frank a une grande sœur, Margot, de trois son aînée. Son père s’appelle Otto Frank et sa mère Edith. Petite parenthèse, Otto Frank a servit dans la marine allemande lors de la première guerre mondiale en tant qu’officier et a même été décoré pour faits d’armes et actes de bravoure ; cela fait réfléchir par rapport à la manière dont sa patrie l’a remercié 20 ans plus tard... Les Franks dans un premier temps vivent à Francfort dans une communauté mixte : des catholiques, des protestants, des athés et bien sûr des juifs. Les Franks sont des juifs progressistes, ils ne suivent pas tous les préceptes de la religion juive. Les Franks donnent à leurs deux filles une très bonnes éducations, celles-ci ont de bonnes notes à l’école. Les Franks encouragent en plus leurs deux filles à lire. En Mars 1933, aux élections municipales ce sont les nazis qui l’emportent à Francfort. Ils commencent alors des manifestations et des persécutions anti-juives. Craignant pour leur sécurité, les Franks décident d’émigrer au plus vite. Otto Frank a eu une opportunité à Amsterdam, il part donc en Hollande pour lancer cette affaire et préparer la venue de sa famille tandis que sa famille va à Aix la chapelle chez leur grand mère maternelle en attendant.

Anne Frank : Sa vie en Hollande

Anne Frank rejoint son père avec sa famille à côté d’Amsterdam en Février 1934. Elle est inscrite dans une école montéssorienne (une école à approche sensorielle) et sa sœur en école publique classique. A cette époque,elle montre de très bonnes aptitudes et capacités littéraires. Elle lit et écrit beaucoup. Anne se fait de nombreuses amies et amis, et a beaucoup d’admirateurs. En 1939, sa grand mère maternelle vient vivre avec eux, mais elle meurt de maladie en 1942. En maie 1940 l’Allemagne attaque la Hollande et remporte la guerre sans coup frémir. Les Pays Bas sont donc sous occupation allemande, pas de chance pour les Franks qui avaient justement fui l’Allemagne nazie d’Hitler. Le gouvernement d’occupation allemand va donc là aussi persécuter et opprimer les juifs très rapidement : Beaucoup de choses de la vie courante sont interdits aux juifs, les juifs doivent fréquenter que les juifs, les juifs doivent porter l’étoile jaune, les juifs ne peuvent aller que dans des écoles pour juifs, Etc. Anne Frank et Margot sont donc inscrites suite à ces lois anti-juives dans un lycée pour juif.

Anne Frank : Son journal

Pour ces treize ans, Anne Frank reçoit en cadeau le livre « blanc » qui va lui servir de support pour écrire son journal intime, le 12 Juin 1942. Vous pouvez commencer à lire le début de son journal ici : Première lettre du journal d’Anne Frank. Dans un premier temps, elle va décrire sa vie d’adolescente juive sous l’occupation nazie, puis à partir du 6 Juillet 1942, Anne Frank va décrire sa vie dans sa cachette secrète. On ne vous en dit pas plus pour ne pas vous spoiler son journal. Le journal d’Anne Frank est accessible de manière totalement gratuite sur notre site.

L’arrestation et la déportation des familles cachées dans l’annexe – Postface du journal d’Anne Frank Libre

Anne Frank : Son arrestation

Le 4 Aout 1944, un convoi arrive entre 10h et 10h30 pour découvrir les clandestins. Ils ont été dénoncés mais on ne sait pas par qui exactement. Les nazis ouvrent la porte bibliothèque qui cache l’entrée de l’annexe et y découvrent les clandestins ; ils savaient exactement où chercher. Ils laissent alors cinq minutes aux familles pour préparer leurs affaires et monter dans le camion qui les attend pour les emmener en prison et à l’interrogatoire. La troupe est menée par Karl Silberbauer, qui discute notament avec Otto Frank. Les nazis récupèrent de la monnaies et des bijoux en demandant leur emplacement à Otto Frank et Karl Silberbauer est extrêmement surpris lorsqu’Otto Frank lui répond qu’ils sont cachés ici depuis plus de 2 ans. Au début il ne le croit pas, mais Otto Frank lui montre alors des traits horizontaux violets sur le mur, qui correspond aux différentes tailles de ses filles pendant leur vie secrète. Les nazis fouillent les pièces pour voir s’il ne reste pas d’autres clandestins et puis ils repartent avec leurs prisonniers. Miep Gies et Bep Voskuijl ne sont pas interpellées et reviendront dans l’annexe quelques jours plus tard et trouveront le journal intime d’Anne Frank composées de plus de 300 pages éparpillées sur le sol, qu’elles cachent ensuite pour les rendre à Anne Frank après la fin de la guerre.

Les clandestins sont dans un premier temps retenus prisonniers au QG de la Gestapo, dans lequel ils sont intérrogés. Ils passeront leur première nuit hors de l’annexe là bas. Le lendemain, ils sont transférés à la Huis Van Bewaring, une prison surpeuplée. Ils y passeront 2 jours, pour être de nouveau transféré au camp de regroupement et de transit de Westerbork. Pour information, nos 8 clandestins ont été simplement 8 juifs parmi plus de 100000 autres juifs qui ont transité par ce camp durant la seconde guerre mondiale. Considérés comme des hors la loi car ils se sont cachés pendant plus de deux ans, ils doivent travailler plus durement que les autres prisonniers, comme par exemple retirer le métal des piles usagers (ce qui est nocif à cause du produit à l’intérieur des piles). Les prisonniers peuvent toutefois se parler, et Anne Frank passe la majeure partie de son temps avec Peter.

Anne Frank à Auschwitz

Le 3 Septembre 1944, le groupe part pour le camp d’extermination et de concentration d’Auschwitz, en Pologne. Ce sera d’ailleurs le dernier convoi à partir depuis le camp de Westerbork. Ils arrivent à Auschwitz dans la nuit du 5 au 6 Septembre. Dès leur arrivée ils sont séparés selon leur sexe, de sorte qu’ils ne se revirent plus jamais. C’est donc la dernière fois qu’Otto Frank voit ses filles et sa femme « Je n’oublierai jamais leur regard » dit-il. 549 personnes sur les 1019 du convoi, dont tous les enfants de moins de quinze ans, sont envoyés directement en chambre à gaz. Anne Frank y a échappé de peu car elle venait d’avoir 15 ans quelques mois auparavant. Aucun des clandestins n’ont été sélectionné pour les chambre à gaz, mais Anne Frank pensa depuis cet instant que son père avait été tué.

Les prisonniers doivent se dévêtir pour être désinfectés, puis les nazis leur ont rasé le crâne, et les ont tatoués. Les trois femmes de la famille Frank sont restées ensemble le plus qu’elles ont pu. Une témoin du lycée juif d’Amsterdam témoigne : » Les irritations que l’on devine dans le Journal avaient complètement disparu par les circonstances. Il fallait survivre. Elles étaient toujours toutes les trois et elles se sont sûrement beaucoup soutenues mutuellement. » Augusta se retrouve dans une autre partie du camp. Elles doivent travailler durement et le soir elles dorment ensemble dans un dortoir surpeuplé, non chauffé, Les maladies se propagent vite et Anne Frank attrape la gale. Les quatre hommes restent tous ensemble, Peter est cependant le plus chanceux, car étant bilingue hollandais / allemand, il obtient un poste dans le camp qui lui évite les travaux forcés.

Anne Frank à Bergen Belsen

Comme l’armée rouge avance de plus en plus, les SS font évacué le camp avec tous les travailleurs valides le 28 Octobre 1944. 8000 prisonnières d’Auschwitz vont être transférées à Bergen Belsen. Anne et Margot passe la sélection. Leur mère reste à Auschwitz. Elles arrivent à Bergen Belsen après 3 jours de trains, complétement exténuées. Le camp est encore plus surpeuplé qu’Auschwitz, elles vivent dans des baraquements sur-bondés. D’autres détenues de camps de concentration affluent, les maladies se répandent à cause des conditions sanitaires catastrophiques. Elles travaillent au recyclage de vieilles chaussures. Fin Novembre un nouveau convoi arrive d’Auschwitz, les soeurs Frank retrouvent Augusta. Mais quelques mois plus tard Augusta est de nouveau transférée vers un autre camp et celle-ci meurt pendant le trajet en Avril 1945. A Bergen Belsen, Anne retrouve deux de ses anciennes amies : Lies et Nanette Blitz qui ont toutes les deux survécu. Anne et Margot tombe malade. Blitz décrit Anne à cette époque comme tremblante, avec le crane chauve, faible et maigre. Lies cependant raconte qu’Anne est surtout inquiète pour sa sœur, qui ne peut plus bouger de sa couchette. Anne et Lies arrivent à se voir quelques fois, bien qu’elles ne soient pas exactement au même endroit. Lies amène un peu de nourriture et des habits pour Anne Frank. Une fois Anne se fait même voler le paquet que lui apporte Lies par une autre juive. Leurs rencontres sont à chaque fois très émouvante, et elles pleurent beaucoup ensemble et essaient de se soutenir mutuellement et moralement. Anne raconte à Lies qu’elle pense que ces parents sont morts. Elles se revoient une dernière fois en Février 1945, car Anne est déplacée dans le camp.

Les premiers moi de l’année 1945 sont très froids. La nourriture manque, Anne et Margot ne mangent pas tous les jours. Elles souffrent énormément du froid, car elles sont installées près de la porte d’entrée de leur baraquement, elles n’ont pas de vêtement chaud en plus. Elles demandent plein de fois que les gens ferment la porte car elles sont trop faibles pour se lever à chaque fois pour fermer la porte. Une épidémie de typhus se répand à cause des poux, et comme les conditions d’hydiènes sont catastrophiques et que les prisonniers sont affamés. L’épidémie tue plus de 18000 prisonniers. En Mars 1945, Margot mourut du typhus, des témoins racontèrent qu’elle tomba de sa couchette en mourant, ou mourut au sol à cause du choc. Anne Frank mourut dans la semaine qui a suivi la mort de Margot, de désespoir et du typhus. Elles furent enterrées dans les fosses communes. Les anglais libérèrent le camp le 15 Avril 1945, sûrement 1 ou 2 mois trop tard pour sauver les filles Frank.

Concernant les autres clandestins de l’annexE

En ce qui concerne les autres clandestins de l’annexe sauf Augusta Van Daan dont on a déjà parlé (morte pendant le transfert dans un autre camp de concentration), seul Otto Frank s’en tira car les nazis dans leur précipitation oublièrent de passer à l’infirmerie lorsqu’ils ont « nettoyé » le camp. Edith Frank mourut de faim et de maladie le 6 Janvier 1945 à l’infirmerie d’Auschwitz. Herman Van Daan mourut gazé à Auschwitz. Albert Dussel mourut dans l’infirmerie du camps de Neuengamme en le 20 Décembre 1944, il était arrivé à ce camp 1 mois plus tôt. Peter Van Daan, fut transféré plusieurs fois, la dernière fois au camp de Mauthausen en Autriche, il y arrive le 25 Janvier 1945 et y meurt le 5 Mai 1945 de maladie et d’épuisement, 3 jours seulement avant la libération du camp.

Pourquoi rendre le journal d’Anne Frank libre ?

Le journal d’Anne Frank fait partie du domaine public depuis le 1er Janvier 2016, dans sa version originale non-censurée – c’est-à-dire le texte écrit par Anne Frank à proprement parler -. Malheureusement, la version hollandaise telle qu’elle n’est pas compréhensible pour les francophones dans leur majorité. Il nous tenait donc à cœur de traduire l’ouvrage pour le rendre accessible au plus grand monde.

Le journal d’Anne Frank est un témoignage poignant de ce que les juifs ont pu vivre pendant la seconde guerre mondiale… Il a servi notamment dans le procès de Nuremberg comme pièce à conviction contre la barbarie nazie.

De plus, en 2016, Mein Kampf de Hitler est lui aussi tombé dans le domaine public. Il est ré-édité dans la foulée le 9 janvier à plus de 4000 exemplaires… et ce n’est que le début ! Le Journal d’Anne Frank est un des meilleurs ouvrages pour faire barrage à ce genre de livre et aux idées qu’il développe.

Aujourd’hui, la France et l’Europe, avec la crise des réfugiés syriens que l’Europe laisse mourir et les anglais qui veulent sortir de l’UE, sont dans une phase de repli national, de repli culturel, et de repli communautaire. Il est important de se rappeler ce qu’était la vie en Europe en 1942-1944, comme en témoigne Anne Frank dans son journal.

Nous le faisons par civisme, avec conviction. Nous sommes convaincus que la France et l’Europe doivent se souvenir de ce qu’il s’est passé, pour que les européens quels qu’ils soient, juifs, athés, musulmans, catholiques, etc. ne revivent pas une telle horreur. La France et l’Allemagne ont célébré il y a peu le centenaire de la bataille de Verdun, pour rendre hommage aux victimes et s’en souvenir. Mais ce qu’on observe actuellement en Europe, comme en Ukraine par exemple, ne pourra à terme que nous faire revenir à un Verdun Bis. Nous voulons donc publier ce texte, pour le rendre encore plus accessible qu’il ne l’est déjà (tout le monde ne vas pas à la bibliothèque malheureusement), afin de permettre au plus grand nombre de prendre conscience et de se questionner sur ces problèmes.

  • À l’heure où dans notre monde des blogueurs sont assassinés parce qu’ils se déclarent athées ;
  • À l’heure où l’extrême droite gagne du terrain en Europe, que ce soit en France, en Russie, en Allemagne, en Autriche ou en Angleterre ;
  • À l’heure ou nous enfants peuvent être contactés par les terroristes sur internet ;
  • À l’heure où des caricaturistes se font assassiner en plein Paris ;
  • À l’heure où des gens sont abattus parce qu’ils sont homosexuel aux USA …

il est important de rappeler à quoi mènent ces idées extrémistes… À cette heure-ci, il est important de rendre sa liberté au récit de cette adolescente juive qui a dû se cacher, nier son existence pour éviter la Shoah et qui finalement, y a succombé. Et si nous étions tous Anne Frank ?

Qui est le collectif  » Anne Frank libre  » ?

Nous sommes un collectif de blogueurs indépendant et entrepreneur du web, et pour les raisons évoquées au dessus nous avons lancé ce projet et nous y investissons une partie de notre temps libre :

  • Charlie, entrepreneur sur le web depuis 2011- création d’une agence de service à la personne, d’une agence matrimoniale, d’une agence de rencontre en ligne et d’un site de rencontre -. Il s’occupe de la traduction du texte néerlandais en français… et en anglais et allemand dès que possible !

Je n’oublierai jamais ma visite d’Auschwitz adolescent… au même âge qu’Anne Frank au même endroit, difficile de ne pas s’ajouter aux voix qui témoignent « Plus jamais ça »… – Charlie

  • Mme Puffin, de son blog d’expat sur le voyage en Islande. Après Science Po, un MBA et 7 années dans la com et le web-marketing, elle a lancé en 2015 un site de vente de produits artisanaux islandais, collier et bracelet femme. Elle s’occupe du design et de la mise en page du site… et ajoute même parfois son petit grain de sel dans l’écriture.

Le Journal d’Anne Frank fut le livre de chevet de ma 10e année… et n’a jamais quitté ma bibliothèque depuis ! – Mme Puffin

  • Gul, spécialiste SEO depuis 2007, autodidacte, il est tombé dans la marmite google quand il était encore étudiant. Il tient plusieurs sites web dont son blog référencement naturel et coup de gueule et il s’occupe de la partie SEO / référencement web du site Anne Frank libre. C’est lui qui est à l’origine du projet.

Combien de personnes devraient lire le journal d’Anne Frank pour couper l’herbe sous le pied des extrémistes ? Je sais pas. Mais chaque personne de plus est une petite victoire. – Gul

Pour mieux nous connaître, RDV sur notre page de présentation.